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Classement PISA France Eleves corée du sud

La France et le classement PISA

Le point sur l’éducation française dans le secondaire

Le mardi 8 septembre 2026, l’OCDE a dévoilé sa très attendue enquête PISA, le Programme international pour le suivi des acquis des élèves. Tous les trois ans depuis 2000, elle fait passer le même test à des élèves de 15 ans – 6 501 en France, 760 000 dans le monde – pour mesurer concrètement ce qu’ils savent faire selon de nombreux critères

Le niveau des élèves français et de ceux des 90 autres pays et régions membres de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE) est en recul, selon le dernier classement du Programme International pour le Suivi des Acquis des élèves (Pisa). A travers des tests mesurant « la capacité des élèves à résoudre des problèmes complexes, faire preuve d’esprit critique et communiquer efficacement », ce classement a pour objectif d’évaluer les connaissances en mathématiques, en lecture et en sciences. Il prend également en compte d’autres facteurs, comme l’attitude des élèves face à l’enseignement (à l’instar de la motivation ou de la curiosité), leurs performances en fonction de leurs origines sociales ou encore le soutien que leur apportent, ou non, leurs parents. Il est publié tous les trois ans.

La France occupe la 27ème place du classement

Parmi les 91 pays ou zones évalués dans l’étude, la France perd une place depuis le dernier classement en 2023. Le pays se situe désormais à la 27e position des pays de l’OCDE, juste après la Suède et la Slovénie et avant l’Italie et le Portugal. A la 6e place, l’Estonie occupe la première place des pays européens.

Comme lors des deux précédentes éditions, l’Asie occupe les premières places, notamment la Chine, qui apparaît à trois reprises en haut du classement !

La Chine, la Corée, le Japon, tous ces pays ont un système éducatif basé sur la sélection et le mérite ! C’est parfois excessif car, sous la pression scolaire, des adolescents en arrivent à se suicider mais il doit bien exister un milieu entre « donner » le bac à tous et un système hyper sélectif.

Les inégalités sociales persistent en France, malgré une amélioration

Comme en 2022, la France fait partie des pays avec des fortes inégalités de performances selon les origines sociales des élèves. Les élèves français issus des milieux favorisés sont particulièrement concernés par cette baisse du niveau scolaire, notamment en mathématiques. Le niveau dans cette matière a diminué de 38% chez les élèves les plus favorisés, contre 22% chez les plus défavorisés. En revanche, les auteurs notent une amélioration en sciences, où l’écart entre les élèves favorisés et défavorisés s’est réduit.

Dans son enquête Pisa, l’OCDE montre que la France reste à la traîne en matière de réduction des inégalités scolaires. Les élèves issus de milieux socio-économiques favorisés ont obtenu des résultats supérieurs de 113 points à ceux des élèves issus de milieux modestes. C’est l’un des plus importants écarts de l’OCDE.

Le manque de moyens pèse sur les résultats des élèves français

De l’avis des professeurs comme des chercheurs, la clé d’un meilleur niveau scolaire réside avant tout dans un cadre propice aux apprentissages. Avec une conclusion du rapport Pisa qui interpelle : 67% des chefs d’établissement interrogés déclarent que l’apprentissage des élèves français est freiné par le manque d’enseignants (50 points de plus qu’en 2018). Parmi les pays de l’OCDE, seul le Cambodge fait pire.

En revanche, la situation a empiré en ce qui concerne les moyens matériels. En 2025, environ 20% des élèves français fréquentaient des établissements dont les chefs ont signalé qu’un manque de matériel pédagogique.

Côté infrastructures, 25% des élèves évalués étaient scolarisés dans des établissements manquant de place, de système de chauffage, de climatisation ou d’éclairage. En 2022, cette proportion était de 19%.

Les élèves qui utilisent moins l’IA ont de meilleurs résultats

L’OCDE alerte également sur l’usage de l’intelligence artificielle (IA) dans le cadre scolaire, dénonçant une corrélation entre l’utilisation accrue de l’IA et de faibles résultats en sciences. « Ceux qui ont de meilleures performances en France sont ceux qui n’utilisent jamais l’IA », observe Éric Charbonnier, analyste éducation à l’OCDE. En France, 37% disent s’en servir au moins une fois par semaine, contre 46% en moyenne dans l’OCDE.

Un rapport de 2022 publié par la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (Depp) montre également que la France possède les classes les plus chargées de l’UE. A noter que notre Président Macron en avait fait une priorité… il y a dix ans !

Et la situation des enseignants ?

S’il y avait un PISA pour les professeurs, on pourrait s’inquiéter aussi des chiffres suivants :

  • 911 agressions de professeurs en 2023, en hausse de 25% en un an.
  • 2 859 démissions entre 2023 et 2024
  • 37% de hausse d’incidents graves en 5 ans

Enfin, la formation continue des enseignants n’existe pas en France, là où Singapour (en tête du PISA) y consacre 100 heures par an. A prendre sur les vacances ?

Le métier n’attire plus et les enseignants en place rêvent de la retraite ou de démissionner ! L’Etat engage donc nombre de contractuels non formés !

Le soutien des parents ?

L’OCDE évoque plusieurs causes à la diminution de la compréhension de l’écrit : outre l’augmentation des réseaux sociaux et de l’intelligence artificielle, il pointe un affaiblissement du soutien scolaire des parents à leurs enfants. Ces paramètres étant communs à tous les milieux sociaux, y compris à l’école où l’on s’appuie trop sur les supports numériques. La France se distingue par des absences plus fréquentes des professeurs, parfois non remplacés.

Le Président Macron a récemment porté un projet de suppression des accès aux réseaux sociaux pour les moins de 15 ans : raté, grâce ou à cause des instances supérieures de notre propre pays. Il se tourne vers l’Europe pour tenter d’obtenir une directive, en envoyant une lettre à la commission européenne !

Rappelons que les parents élèvent leurs enfants, tandis que l’école les instruit.

Trop de vacances ?

A raison de 2 semaines toutes les 6 semaines, plus les 2 mois d’été, on peut se demander si ces nombreux congés scolaires ne favorisent pas l’oubli, voire un certain décrochage dans les apprentissages. Indirectement, cela nécessite des rattrapages et révisions qui sont autant de temps perdu pour de nouveaux apprentissages. Ce qui vaut pour les élèves vaut pour les professeurs.

Les journées sont trop longues, un système à l’Allemande avec moins de vacances une demi-journée de cours serait souhaitable. Cela permettrait d’avoir des classes moins chargées et des élèves plus attentifs.

Les solutions

« On s’est beaucoup focalisés sur la réduction du nombre d’élèves par classe, nécessaire, peut-être au détriment de la réflexion sur la pédagogie.

Sans remettre en cause le collège unique, je pense que nous devrions utiliser la baisse démographique pour redonner une marge d’autonomie aux établissements.

Il faut que nos enfants soient heureux à l’école, pensons à leur bien-être. »

Mes commentaires

Il faut arrêter de réformer !

Devant la multitude des réformes de l’éducation depuis 1968 (une par ministre), on serait en droit d’attendre beaucoup mieux !

Il faut rétablir ce qui marchait dans notre système scolaire et que les réformes ont supprimé. En toute humilité, il faut adopter ce qui fonctionne chez les premiers au classement PISA.

Apparemment notre ministre actuel n’en est pas capable et je ne sais s’il faut pleurer ou s’esclaffer de ses projets. On ne pourrait pas le mettre en vacances… pour son bien-être, et le nôtre ?

L’objectif :

  • qu’en sixième, les élèves sachent lire, écrire et compter.
  • qu’à 15 ans, ils parlent correctement une langue étrangère.
  • qu’ils puissent faire l’effort de chercher des informations sur un sujet sans utiliser l’IA.
  • que les meilleurs enseignants (plébiscités par leurs élèves et les résultats de leurs élèves) puissent transmettre leur efficacité et leur passion au plus grand nombre.

On ne devient pas enseignant parce qu’on est le meilleur dans son domaine mais parce qu’on aime enseigner une matière qui nous passionne !