Je suis candidat à l’élection présidentielle 2027. Je suis indépendant, apolitique et pragmatique.
Mon programme est simple, sans idéologie et pragmatique
L’Union européenne est une catastrophe, vive une fédération de pays souverains.
Mes sites :
union-cincinnatiste.org
candidat-2027.fr
Guido RAEYMAEKERS
Chapitres
- 0:00 – Pour une Europe fédérale
- 0:19 – Une fédération respectueuse des nations
- 0:34 – La souveraineté des peuples
- 1:09 – Une langue européenne commune
- 1:35 – L’espéranto comme piste
- 1:51 – Choisir une langue internationale
- 2:43 – Une langue commune et des langues nationales
- 2:59 – La place des langues et des identités
- 3:59 – Créer un sentiment d’unité
- 4:15 – Une Europe qui ne s’immisce pas partout
- 4:47 – Une structure commune respectant chaque pays
- 5:04 – Une armée et une administration communes
- 5:30 – Mutualiser les ambassades
- 5:56 – La difficulté d’une présidence européenne
- 6:34 – Les limites d’une Europe à vingt-sept
- 6:47 – Un triumvirat temporaire
- 7:18 – Les fonctions communes d’une fédération
- 7:33 – Une structure européenne souple
Transcription de la vidéo « Europe fédérale : une union respectueuse des nations »
Pour une Europe fédérale
L’Europe, c’est aussi un vaste problème. Je suis contre l’Union européenne à 500 % et pour l’Europe à 1 000 %. Je plaisante, mais je suis pour l’Europe. Je me sens européen, comme la plupart des gens autour de moi, mais nous nous sentons mal dans l’Europe actuelle.
Une fédération respectueuse des nations
Nous avons une Union européenne dans une mosaïque de cultures : cela ne marchera jamais. Une fédération européenne, en revanche, peut fonctionner, à condition que chaque pays conserve un maximum de souveraineté.
La souveraineté des peuples
Qu’est-ce que la souveraineté ? Ce n’est pas seulement avoir une armée. C’est permettre au peuple de choisir son mode de vie à l’intérieur de chaque pays. Vous êtes pour la peine de mort ? Vous faites un référendum et vous décidez. Vous êtes pour ou contre le mariage pour tous ? Vous votez. Chaque pays a le droit de choisir son mode de vie. Avec la liberté de circulation, celui qui n’est pas d’accord peut aller dans le pays voisin.
Une langue européenne commune
Chaque pays doit pouvoir choisir sa langue. En revanche, il faut une langue européenne commune de communication. Ce ne sera pas l’anglais, parce que l’anglais est la langue des États-Unis et je n’ai pas envie que l’Europe devienne une annexe des États-Unis.
L’espéranto comme piste
Personnellement, j’avais pensé à l’espéranto : ses règles sont fixes, il n’y a pas d’exceptions et il est facile à apprendre pour un Européen. Mais l’espéranto a été créé il y a presque deux siècles et cela ne fonctionne toujours pas.
Choisir une langue internationale
Il faut donc choisir une langue existante. En Europe, nous avons deux langues internationales : l’espagnol, parlé en Amérique centrale et en Amérique du Sud, et le français, enseigné sur l’ensemble de la planète. La plus grande ville francophone n’est pas Paris : elle se trouve en Afrique. De l’autre côté de l’océan, les Québécois sont parfois plus français que nous. Ils ont conservé leur accent du XVIIe siècle et résistent à l’entrée de l’anglais dans leur langue, tout en étant bilingues.
Une langue commune et des langues nationales
On peut faire pareil en France ou en Russie. La Fédération de Russie compte plus de cinquante langues, mais le russe sert de langue véhiculaire. En France, le français peut servir de langue de communication.
La place des langues et des identités
Ce n’est pas parce que c’est ma langue : ma langue affective est le flamand, que parlaient mes deux parents. Je le parle mal, mais c’est ma langue. En tant que dentiste, si je voulais m’installer en Allemagne, je ne pourrais pas communiquer suffisamment avec mes patients. Si nous avions une langue de communication européenne que je maîtrisais, enseignée à l’école et présente dans les journaux et à la télévision, je pourrais aller travailler en Allemagne et communiquer avec mes patients. J’apprendrais ensuite progressivement l’allemand et je pourrais m’intégrer.
Créer un sentiment d’unité
Cela donnerait à l’Europe une notion globale, un sentiment de participation à un ensemble. Si nous parlons tous la même langue, un sentiment d’unité peut se développer : chacun conserve sa langue personnelle et apprend une langue commune.
Une Europe qui ne s’immisce pas partout
Pour moi, l’Europe doit être un cadre très large, qui ne s’immisce pas dans chaque détail de la vie quotidienne comme le fait l’Union européenne. Avec ses directives, l’Union européenne s’insinue partout : c’est une véritable pieuvre. Il y a aussi un tribunal des droits de l’homme. Si un pays refuse le mariage pour tous, on le considère comme méchant, alors que cela devrait rester son choix intérieur.
Une structure commune respectant chaque pays
Je vois l’Europe comme une structure commune : une marmite avec plusieurs pots de confiture, fraise, abricot, etc., qui cuisent sous un même couvercle. Chaque pot conserve sa nature, mais le couvercle est commun.
Une armée et une administration communes
Nos armées indépendantes pourraient former une armée commune en cas d’attaque. Nous pourrions avoir une administration commune légère, suffisante pour créer un lien. Acheter une voiture en Allemagne, en Slovénie, en Slovaquie ou en Tchéquie devrait suivre la même procédure qu’en France pour les choses simples, tandis que les choix locaux resteraient locaux.
Mutualiser les ambassades
Une ambassade commune pour tous les Européens coûterait moins cher que vingt-sept ambassades dans chaque pays. Une ambassade sert à recueillir des informations sur le pays et à aider les expatriés, qu’ils soient français ou européens.
La difficulté d’une présidence européenne
Il faudrait un président, mais ce n’est pas possible pour l’instant. Une personne élue défendrait d’abord son pays, faute de langue et de sentiment européens communs. La présidence tournante ne fonctionne pas davantage. Le président de la Commission européenne a peu de pouvoir décisionnaire, car il faut ensuite l’unanimité des vingt-sept États.
Les limites d’une Europe à vingt-sept
Tant que nous étions six dans la Communauté européenne, avec des pays de niveau économique comparable, il était possible de s’entendre. À vingt-sept, avec des niveaux économiques différents, cela ne fonctionne pas.
Un triumvirat temporaire
Temporairement, pendant cinquante ou soixante ans, il faudrait un triumvirat : trois présidents élus au suffrage universel et issus de trois pays différents. Si l’un commence à tirer la couverture à lui, les deux autres peuvent s’y opposer. À trois, il est plus facile de se mettre d’accord qu’à vingt-sept.
Les fonctions communes d’une fédération
Il nous faut donc une fédération, une armée, une administration et une police communes, avec une langue commune pour communiquer et partager les dossiers, comme aux États-Unis, mais de manière moins inquisitrice.
Une structure européenne souple
Il faut une structure européenne souple, dans laquelle chaque citoyen se sente libre et appartienne à un ensemble.