Je suis candidat à l’élection présidentielle 2027. Je suis indépendant, apolitique et pragmatique.
Mon programme est simple, sans idéologie et pragmatique
La santé est une catastrophe en France mais nous n’avons pas les moyens de tout rembourser.
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Guido RAEYMAEKERS
Chapitres
- 0:00 – Un système de santé au bord du gouffre
- 0:20 – La dégradation du système de santé
- 0:26 – La gestion de la santé par les économistes
- 0:43 – Une santé de plus en plus coûteuse
- 1:14 – Les progrès médicaux et leur coût
- 1:28 – Des médecins à la direction des hôpitaux
- 1:56 – La compétence avant la gestion économique
- 2:11 – Financer une santé plus chère
- 2:23 – Fixer des limites à la prise en charge
- 2:41 – Les choix difficiles pour les familles
- 3:02 – Faire baisser le coût des traitements
- 3:22 – Prendre conscience du coût des soins
- 4:08 – Rendre les dépenses de santé visibles
- 4:27 – Responsabiliser le patient
- 4:51 – Trouver des économies dans le système
Transcription de la vidéo « Santé : financer les soins sans laisser le système dériver »
Un système de santé au bord du gouffre
La santé, c’est un vaste problème. Nous sommes au bord du gouffre. Nous ne sommes pas un pays sous-développé au point d’avoir un système de santé comme celui-là, mais nous n’en sommes pas loin quand il faut un an pour obtenir un rendez-vous chez un dermatologue ou parcourir 100 km pour se faire soigner par un dentiste.
La dégradation du système de santé
Qu’est-ce que c’est ? Un pays sauvage ? Je suis désolé, mais nous ne sommes plus en France.
La gestion de la santé par les économistes
Pourquoi en sommes-nous arrivés là ? Parce que, depuis cinquante ou soixante ans, la santé est gérée par des économistes — pas forcément des économistes de la santé, mais des gens qui font des économies, qui rationnent et serrent les boulons partout.
Une santé de plus en plus coûteuse
En un certain sens, ils ont raison : la santé est un domaine inflationniste. Plus le temps passe, plus elle devient chère, non pas forcément parce que les tarifs augmentent, mais parce que les techniques se développent et deviennent de plus en plus coûteuses. La santé coûte donc de plus en plus cher. En plus, grâce aux progrès de la médecine, la durée de vie s’allonge, et avec elle apparaissent des maladies que l’on ne connaissait pas autrefois.
Les progrès médicaux et leur coût
Il y a cinquante ou soixante ans, on mourait du cancer, mais pas aussi souvent qu’aujourd’hui, parce que les gens mouraient avant de développer leur cancer. Plus la santé progresse, plus elle coûte cher. Il faut donc trouver des solutions.
Des médecins à la direction des hôpitaux
Mettre un gestionnaire dans les hôpitaux est une catastrophe. Un manager avec bac +6 ou bac +7 ? Non. Il faut quelqu’un comme autrefois : un médecin ou un membre du personnel de l’hôpital qui a gravi les échelons, qui connaît tous les rouages et peut dire : « Non, on ne va pas fermer ces lits. Ils sont vides aujourd’hui, mais s’il y a une épidémie, nous en aurons besoin. »
La compétence avant la gestion économique
Il faut des gens compétents. Il ne suffit pas de gérer économiquement un domaine. Si l’on gère économiquement un service public, on le coule. Un service public est là pour rendre service, pas pour être rentable.
Financer une santé plus chère
Il faut donc accepter que les impôts ou les cotisations augmentent pour financer une santé de plus en plus chère. Mais l’État n’a pas vocation à couvrir toutes les dépenses de santé.
Fixer des limites à la prise en charge
Si, pour prolonger de six mois la vie d’une personne atteinte d’un cancer, il faut payer 1 000, 2 000 ou 3 000 € par mois, l’État peut dire non. Ce n’est pas agréable pour la personne, mais nous ne sommes pas éternels et les finances ont une limite.
Les choix difficiles pour les familles
Même dans une famille, si un grand-père coûte 3 000 € par mois alors que la famille ne gagne que 1 500 €, on se trouve face à une impossibilité. Ce n’est pas gentil ni équilibré, mais c’est la réalité.
Faire baisser le coût des traitements
Lorsque des traitements très coûteux sont utilisés par une partie de la population qui peut les payer, cela peut faire baisser leur coût. Progressivement, ils peuvent devenir accessibles à tout le monde. Il faut donc accepter que certains traitements ne soient pas accessibles immédiatement.
Prendre conscience du coût des soins
Il faut aussi que les gens prennent conscience du coût des soins. Aujourd’hui, tout semble gratuit : la Sécurité sociale rembourse entre 60 et 70 % du coût du soin, et la mutuelle compense le reste, ce que l’on appelait le ticket modérateur. Il faudrait donc que chacun paie une partie de sa poche, avec un ticket modérateur non remboursable, éventuellement modulé selon les revenus.
Rendre les dépenses de santé visibles
Cela permettrait de comprendre la valeur des soins. Tout ce qui est pris en charge par la Sécurité sociale et la mutuelle serait payé directement au praticien, tandis que la part du patient serait également payée directement du patient au praticien.
Responsabiliser le patient
Quand on doit payer quelque chose, on se demande si tout est nécessaire : « Docteur, êtes-vous sûr qu’il faut faire cette radio ? L’échographie est-elle indispensable ? » Le médecin peut alors répondre que la radio suffit dans un premier temps, ou qu’au contraire les deux examens sont nécessaires parce que la situation est dangereuse.
Trouver des économies dans le système
Il faut trouver de petites astuces. Je suis sûr qu’il y en a beaucoup. Je n’ai pas les compétences d’un économiste de la santé et je ne connais pas tout du domaine, même si je suis un professionnel de santé. Il faut donc réunir des experts. C’est pour cela qu’il me faut un expert comme ministre de la Santé.